Bonjour
j’ai conscience, qu’en toute logique je devrais rédiger ce message en anglais, mais après tout au vu de ce que je m’apprête à décrire, j’avoue que je n’en ai plus l’énergie.
J’utilise Fedora depuis 10 ans. J’en suis pleinement satisfaite. Sans maitriser les arcanes de l’architecture linux de façon détaillée j’ai progressivement appris à utiliser le système, à le configurer. et j’apprécie l’écosystème Fedora. Mais aujourd’hui ce n’est pas ce que je dois développer.
Alors je n’effectue pas une installation “fresh” à chaque version. Bien sûr. Mais cette fois, j’ai dû le faire puisque je change de machine, et qu’en plus, je cherche à le faire en dual boot avec Windows (non que j’affectionne ce système mais ne serait-ce que pour anticiper les mauvaises surprises des évolutions au boulot, suivre l’évolution m’est nécessaire…)
L’image que j’avais d’Anaconda était vraiment positive. Je savais que la configuration était simple et qu’ajuster le partitionnement était possible, facile, et intégré à l’installation. En gros, je créais mon live cd, et moins d’1/2 h après l’affaire était réglée….
Le passage WebUI offre un aspect visuel plus agréable certes. Mais ça s’arrête là. Ces 3 derniers jours ont été un réel cauchemard car l’aspect pratique dans ce nouvel Anaconda n’est plus là. Le processus n’est pas documenté, quel qu’en soit le language. En clair pour l’ergonomie, non, contrairement à ce que l’on peut croire, ça ne va pas !
Comme beaucoup, j’ai cherché où se trouvaient les options de partitionnement, avant d’imaginer une seconde, qu’en fait, il n’y en avait plus.
j’ai cherché la possibilité de simuler un partitionnement automatique pour m’en inspirer dans un partitionnement manuel… Pareil rien.
Tout juste, si je veux un dual boot, Anaconda ne me propose pas de sélectionner une partition disponible, non, c’est tout le disque… Si j’affiche les partitions pour sélectionner celle que je veux utiliser : non je ne peux que la supprimer et après ? la créer avec un partitionnement automatique ? non tout le disque ou rien.. ou une partition unique ou rien…
Trés bien, pour un dual boot mieux vaut un partitionnement manuel… oui mais il n’est pas proposé, tout juste, je peux définir manuellement mes points de montage, si je les ai créés au préalable en dehors d’Anaconda.
j’ai compris que l’équipe qui s’occupe du développement et de la maintenance est passée de 10 à 4 développeurs, c’est trop peu pour proposer une interface de partitionnement intégrée au processus d’installation. Ok l’équipe est moins nombreuse… Mais le choix pour répondre à cette problématique me parait assez… incompréhensible
- on propose moins d’évolutions, on change moins vite pour avoir la capacité de…
- on évite de supprimer des fonctionnalités qui sont préconisées dans la documentation (d’autant qu’elle n’a pas encore pu être modifiée pour prendre en compte ces changements)
- et une suggestion trés sérieuse : une interface sans explication, non documentée, épurée, n’est pas une meilleure interface. On indique clairement, explicitement, que la fonctionnalité auparavant présente peut être retrouvée en lançant séparément blivet par exemple. Cela serait-il si couteux en heure de développement, au niveau de la configuration manuelle des points de montage un lien qui pointe vers le lancement de blivet-gui (qui devrait être intégré au live cd sans demander d’installation complémentaire). Ainsi vous garderiez un choix réaliste sur vos capacités de développement mais vous ne laisseriez pas les utilisateurs chercher désespérément ce qui n’existe pas, alors que le système peut y pourvoir (ce qui rendrait votre choix justifié).
C’est anecdotique ? L’utilisation d’un partitionnement manuel ce n’est pas le cas général ? Bon dans le cas d’un dual boot ce n’est pas si incongru ni exceptionnel…
Un live “cd” c’est un moyen simple d’amener des utilisateurs réticents à utiliser Linux, voir que c’est simple, qu’ils conservent encore pour les “rassurer” un système qu’ils connaissent…
Alors clairement ce nouvel Anaconda ne permet pas de remplir cette mission. C’est vraiment dommage, cela rend l”opération plus élitiste et franchement, cela n’a rien d’encourageant ! passer plusieurs jours à chercher comment retrouver un fonctionnement simple, alors que la solution était juste à portée, sérieusement ! J’ai maudit ces 4 développeurs, alors qu’ils ont fait un réel travail. Mais il manque juste un petit quelque chose qui ne rendrait pas ce gros boulot si… frustrant !
Parce qu’au final oui l’installation finale a été rapide. Mon dual boot fonctionne comme il faut, juste en sélectionnat la partition efi déjà disponible…
Et si la configuration finale se fait après l’installation, y compris la création du compte, que c’est surprenant, cela s’entend trés bien…
Seulement voilà, à quoi sert Anaconda ? Préparer l’installation du système. Quelle est l’étape majeure dans cette préparation ? la configuration du ou des disques, des partitions, et montages…
Il y a des fonctionnalités, des configurations qui ne nécessitent pas toujours une documentation tout de suite au moment de leur mise en production. Il y en a qui nécessitent au préalable une documentation avant mise en production, c’est le cas d’Anaconda.
Quand on cherche de la doc, que nous propose la doc fedora ? Une présentation des principes d’Anaconda… Et entre la présentation des distributions et l’installation, rien…
Et pourtant, si la WebUI arrive sur la version 43 de la Design suite, elle était déjà présente sur la version workstation en version 42. Je n’ai pas cherché à installer la version 43 dès sa sortie, en résumé, cela fait donc quasi un an que les utilisateurs confrontés à cette webUI ont le droit à un cauchemard sans nom et pas de doc réelle…
Alors pourquoi utiliser cette webUI si la doc n’était pas prête ? Quelle urgence ? C’est cela au final qui m’interroge…
Bien sûr tout le monde peut contribuer, cela aiderait, permet de documenter plus rapidement. Oui c’est vrai… Mais on a peu de chances de recruter des contributeurs si on fait fuir des utilisateurs potentiels… et j’insiste moins de développeurs c’est aussi ne pas chercher coute que coute à proposer une solution incomplète.